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jeudi 14 mars 2013

Vinaigrette ou la salade russe

Oui, en russe le mot "vinaigrette" (винегрет) c'est une salade. On dit qu'elle a été nommée comme ça juste à cause de la sauce utilisée pour l'accompagner. Mais un peu plus tard le mélange vinaigre+huile+moutard a été remplacer par l'huile de tournesol tout simple.




Pour la salade il faut:
* 500g betterave cuit
* 300g de pommes de terre cuites
* un gros oignon
* 200g de cornichons aigre-doux ou en vinaigre
* 100g de carotte cuite (facultatif, moi, je fais sans elle)
* huile de tournesol

La préparation est super simple : couper toutes les légumes en petits cubes, saler, ajouter de l'huile, mélanger et laisser reposer une demi heure au minimum. C'est tout, on peut manger :)
Bon appétit!


dimanche 13 janvier 2013

Pirojki

Voila ce que dit Wikipédia à propos des pirojki : « Les pirojki (en russe: Пирожки, au singulier Пирожок, pirojok) sont des sortes de petits pâtés en croûte de la taille d'une bouchée, d'origine russe cuits ou frits que l'on peut servir en entrée ou en accompagnement. Ils peuvent être remplis de viande hachée (boeuf), de fromage ou de légumes finement coupés. » En effet, c’est correct.

Comme c’est un plat national et très ancien il existe plein de recettes pour les préparer. Une de mes grand-mère faisait des pirojki tout à fait merveilleux dans la poêle  russe. Malheureusement j’étais trop petite à cette époque-là pour lui demander sa recette et ses petites astuces. Mais plus tard après avoir essayé beaucoup (vraiment beaucoup !) de recettes trouvées un peu partout, j’en ai composé une qui corresponde à mon goût et ressemble   un peu à ce que faisait ma grand-mère.

Alors, on commence !
Tout d’abord il nous faut la pâte. C’est le moment le plus important dans la préparation des pirojki parce que leur goût  dépend beaucoup juste de la pâte. Normalement on utilise la pâte à lever.

Pour la pâte (environ 20 pirojki) :
·        1 œuf
·        3 cuillers à soupe de sucre en poudre
·         0,5 cuiller à café du sel
·        250 ml du lait
·        100 ml de l’huile de tournesol
·        550g de la farine
·        1 sachet (8g) de levure de boulangerie (p.ex. Sainte Lucie)

On peut utiliser une machine à pain,  programme « Pâte ». En ce cas là on met tout dedans et laisse la machine faire son boulot (il vaut mieux faire activer la levure dans le lait tiède, cela permet à la pâte de mieux pousser, et mélanger un peu l’œuf à la fourchette avant de les envoyer dans la cuve.)

Sinon, ce n’est pas trop difficile de faire la pâte à la main. Il ne faut que mélanger tous les ingrédients (on prépare la levure et l’œuf de la même façon que pour la machine à pain) et bien pétrir jusqu’à ce que la pâte devienne bien lisse et ne se colle pas aux mains. Former une boule, couvrir avec une serviette et laisser pousser. La pâte doit doubler son volume.

Il existe de nombreuses variantes pour la farce. 

Pour la farce au choux : couper le choux (700-800g) en très fines lanières et les faire revenir à la poêle huilée. Saler.

Maintenant il ne reste que former les pirojki.

Sortir la pâte de la gamelle et la diviser en 18-20 pâtons. Faire de chaque pâton une boule.
Étaler la petite boule sur le plan de travail pour obtenir un rond à peu prés de 3mm d’épaisseur. Déposer une cuiller à soupe de la farce au milieu de ce rond, replier comme des petits chaussons, manipuler doucement dans les mains pour lui donner une forme de pirojki.
Placer les pirojki sur une plaque huilée, badigeonner avec un œuf battu  et mettre au four.  Cuire 20-30 minutes à 180°C jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés.

samedi 24 novembre 2012

Prianik ou Pain d'épice russe

Prianik imprimé de Toula
Пряник (prianik), ou bien pain d’épice. L’étymologie du mot russe est le même que pour le mot français : пряный (prianyi) signifie « d’épice ».

Les premiers prianiks s’appelaient  «pain de miel »; en Russie ils sont apparus à peu près au IX siècle. A cet époque c’était un mélange de farine de seigle avec du miel et du jus de baies, le miel représentait la moitié de tous les ingrédients. Plus tard dans le pain de miel on a commencé à ajouter des herbes des bois et des racines. En XII-XIII siècles quand les épices sont arrivées en Russie, prianik a pris son nom actuel en devenant ce qu’on connaît aujourd’hui.

Vers les XVIII-XIX siècles on produisait les prianiks dans plusieurs villes de Russie – Perm, Arkhangelsk, Koursk, Riazan, Kaluga, Tver, Viazma, Toula, Novgorod, Gorodets.  Des producteurs de Tver avaient leurs magasins à Berlin, Paris et Londres.

D’après la façon de les réaliser, les prianiks  se divisent en 3 variétés : imprimés, coupés, et formés à  la main.

Le Prianik imprimé était le plus connu, on le réalisait avec l’aide d’un planche  en bois. (Il y avait une variété des prianiks imprimés qui s'appelaient« prianik chassant ou virant ». On l’offrait aux invités qui abusaient de l’hospitalité pour faire allusion à l’heure tardive)
Prianik imprimé, de Gorodets

La planche pour un prianik
Planche pour la réalisation de plusieurs prianiks à la fois
Le Prianik coupé se réalisait à l’aide d’une forme en métal, la façon la plus simple et efficace.
Prianik coupé d'Arkhangelsk (ils s'appellent autrement "cosoulis")
Quant à fabriquer les prianiks à main, c’est la méthode la plus ancienne.

La plupart des photos sont de ce site