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| Prianik imprimé de Toula |
Пряник (prianik), ou bien pain d’épice. L’étymologie du mot russe est le même que pour le mot français : пряный (prianyi) signifie « d’épice ».
Les premiers prianiks s’appelaient «pain de miel »; en Russie ils sont apparus à peu près au IX siècle. A cet époque c’était un mélange de farine de seigle avec du miel et du jus de baies, le miel représentait la moitié de tous les ingrédients. Plus tard dans le pain de miel on a commencé à ajouter des herbes des bois et des racines. En XII-XIII siècles quand les épices sont arrivées en Russie, prianik a pris son nom actuel en devenant ce qu’on connaît aujourd’hui.
Vers les XVIII-XIX siècles on produisait les prianiks dans plusieurs villes de Russie – Perm, Arkhangelsk, Koursk, Riazan, Kaluga, Tver, Viazma, Toula, Novgorod, Gorodets. Des producteurs de Tver avaient leurs magasins à Berlin, Paris et Londres.
D’après la façon de les réaliser, les prianiks se divisent en 3 variétés : imprimés, coupés, et formés à la main.
Le Prianik imprimé était le plus connu, on le réalisait avec l’aide d’un planche en bois. (Il y avait une variété des prianiks imprimés qui s'appelaient« prianik chassant ou virant ». On l’offrait aux invités qui abusaient de l’hospitalité pour faire allusion à l’heure tardive)
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| Prianik imprimé, de Gorodets |
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| La planche pour un prianik |
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| Planche pour la réalisation de plusieurs prianiks à la fois |
Le Prianik coupé se réalisait à l’aide d’une forme en métal, la façon la plus simple et efficace.
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| Prianik coupé d'Arkhangelsk (ils s'appellent autrement "cosoulis") |
Quant à fabriquer les prianiks à main, c’est la méthode la plus ancienne.
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